C’est avec surprise mais non sans plaisir que j’ai appris la « mise en sommeil » du Café Citoyen.Ce club de joyeux philosophes auto-proclamés met donc fin temporairement à ses activités en raison notamment d’un essoufflement considérable. Il semble donc que la fuite progressive des effectifs ait eu raison de cette association, dont le but premier à progressivement été détourné à des fins politiques.
Cette association avait été créée dans l’objectif de permettre à des personnes d’échanger et de débattre sur des sujets divers et variés, le tout dans une atmosphère ouverte à toutes les opinions. La réalité était toute autre puisque ce cercle de discussion est rapidement devenu le repère de la gauche viennoise.
Le summum de la connivence a été atteint lorsque le président du Café Citoyen s’est retrouvé sur la liste de gauche aux dernières municipales. C’est sans doute les engagements de ce dernier qui ont accélérés la chute de sa propre association.
Lorsque cette même association est à l’initiative de l’organisation des débats concernant les dernières municipales et cantonales, personne n’est dupe ! Même si officiellement une sorte de « présidence par intérim » avait été mise en place à l’occasion des scrutins en question, il ne faut pas non plus prendre les gens pour des imbéciles.
Ce n’est donc pas l’engagement politique qui est discutable mais plutôt le fait que cet engagement nuit de façon certaine à l’objectivité des personnes concernées.
Cette fin temporaire que j’espère aussi longue que possible n’aura à coup sûr aucune incidence dans le paysage politique viennois.
Quelle est la différence entre un conseiller général (devenu vice-président du CG de l’Isère) qui profite abondamment de l’aide précieuse d’un « journal » d’opposition pour se faire élire et un député de la 11ème circonscription du Rhône qui a eu le malheur d’envoyer un militant faire des courses pendant sa campagne ?